{"id":179,"date":"2007-05-02T19:22:42","date_gmt":"2007-05-02T18:22:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.francois-roddier.fr\/wordpress\/?p=179"},"modified":"2014-11-25T16:26:16","modified_gmt":"2014-11-25T15:26:16","slug":"21-une-bifurcation-peut-en-cacher-une-autre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.francois-roddier.fr\/?p=179","title":{"rendered":"21 &#8211;  Une bifurcation peut en cacher une autre."},"content":{"rendered":"<p>En dessous d\u2019une certaine temp\u00e9rature et d\u2019une certaine pression dites \u201ccritiques\u201d, un fluide homog\u00e8ne peut devenir spontan\u00e9ment inhomog\u00e8ne. Il se d\u00e9compose alors en deux \u201cphases\u201d, une phase liquide et une phase vapeur. Bien que le fluide soit en \u00e9quilibre thermodynamique, ce processus est formellement \u00e9quivalent \u00e0 celui d\u2019une bifurcation d\u2019une structure dissipative (les \u00e9quations sont analogues). Le point o\u00f9 la pression et la temp\u00e9rature atteignent la valeur critique s\u2019appelle le <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Point_critique_%28thermodynamique%29\">point critique<\/a>. En ce point les fluctuations de densit\u00e9 du fluide deviennent th\u00e9oriquement infinies. On dit alors que le fluide est dans un \u00e9tat critique.<\/p>\n<p>Sp\u00e9cialiste des \u00e9tats critiques, le physicien danois <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Per_Bak\">Per Bak<\/a> s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 aux bifurcations des structures dissipatives pour lesquels les points de bifurcation jouent le r\u00f4le de point critique. En 1987, Per Bak a montr\u00e9 que certaines structures dissipatives \u00e9voluent de fa\u00e7on \u00e0 toujours se rapprocher d\u2019un point de bifurcation. En ce point on dit que la structure dissipative est dans un \u00e9tat critique. En 2002, Roderick Dewar a montr\u00e9 que cette propri\u00e9t\u00e9 est une cons\u00e9quence du principe de production maximale d\u2019entropie lorsqu\u2019une structure dissipative est soumise \u00e0 un apport d\u2019\u00e9nergie dont le flux est limit\u00e9, ce qui est tr\u00e8s souvent le cas.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019ici nous avons d\u00e9crit les propri\u00e9t\u00e9s d\u2019une structure dissipative en observant le flux d\u2019\u00e9nergie pour une tension donn\u00e9e. Mais comment \u00e9volue la tension? Pour le voir, nous allons reprendre l\u2019exemple de la suite logistique d\u00e9crit dans l\u2019article pr\u00e9c\u00e9dent <a href=\"http:\/\/www.comite83.org\/agora_astronome?p=23\">(article 20)<\/a>. Le flux d\u2019\u00e9nergie y est proportionnel au nombre d\u2019individus, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 la valeur de la population. La figure de l\u2019article pr\u00e9c\u00e9dant montre cette valeur en fonction du taux de croissance. Le principe de production maximale d\u2019entropie nous indique que le flux d\u2019\u00e9nergie va tendre a \u00eatre maximal. Cela veut dire que la population va tendre \u00e0 augmenter jusqu\u2019\u00e0 atteindre une valeur maximale compatible avec les contraintes impos\u00e9es, ici des ressources \u00e9nerg\u00e9tiques limit\u00e9es. On voit que ce maximum est effectivement atteint au voisinage du premier point de bifurcation, apr\u00e8s lequel la valeur de la population devient instable et oscille. Pourquoi cela? Est-ce l\u00e0 une loi g\u00e9n\u00e9rale?<\/p>\n<p>Pour comprendre ce ph\u00e9nom\u00e8ne, nous allons reprendre notre analogie du flux d\u2019\u00e9nergie avec le flux d\u2019une rivi\u00e8re <a href=\"http:\/\/www.comite83.org\/agora_astronome?p=22\">(article 19)<\/a>. Nous avons vu que l\u2019\u00e9nergie est constamment pi\u00e9g\u00e9e dans des puits de potentiel. L\u2019analogie sera pour nous des r\u00e9servoirs d\u2019eau souterraine (puits d\u2019eau). Pour extraire de l\u2019\u00e9nergie d\u2019un puit de potentiel, il faut un apport minimum d\u2019\u00e9nergie appel\u00e9 \u00e9nergie d\u2019activation <a href=\"http:\/\/www.comite83.org\/agora_astronome?p=13\">(article 12)<\/a>. A l\u2019\u00e9chelle mol\u00e9culaire cette \u00e9nergie peut \u00eatre fournie par une collision (entre mol\u00e9cules) ou par un catalyseur (mol\u00e9cule jouant le r\u00f4le de batterie rechargeable). A notre \u00e9chelle, ce sera par exemple l\u2019\u00e9nergie apport\u00e9e par une alumette capable d\u2019allumer un incendie. Dans le cas d\u2019une entreprise, nous parlerons plus tard d\u2019investissement. Dans tous les cas, l\u2019\u00e9nergie extraite du puits est bien sup\u00e9rieure \u00e0 l\u2019\u00e9nergie d\u2019activation.<\/p>\n<p>Pour notre puits d\u2019eau souterraine, l\u2019analogue sera un siphon. L\u2019\u00e9nergie d\u2019activation est celle n\u00e9cessaire pour amorcer le siphon. Dans une telle structure, le niveau d\u2019eau (qui joue ici le r\u00f4le de tension ou stress) augmente jusqu\u2019\u00e0 ce que le siphon s\u2019amorce. C\u2019est l\u2019instabilit\u00e9 qui entra\u00eene une restructuration (bifurcation): celle-ci permet \u00e0 l\u2019eau de s\u2019\u00e9couler. Le r\u00e9servoir se vide d\u2019un seul coup, le siphon se d\u00e9samorce et le cycle recommence. Il y a effectivement oscillation. Ce type d\u2019oscillation non lin\u00e9aire porte le nom d\u2019oscillation de relaxation. On voit qu\u2019une telle structure est effectivement attir\u00e9e vers une bifurcation. Lorsque la bifurcation est franchie, l\u2019\u00e9nergie (ici l\u2019eau) est lib\u00e9r\u00e9e et tout recommence comme au d\u00e9but.<\/p>\n<p>Nous avons vu que l\u2019\u00e9nergie de l\u2019Univers est constamment redistribu\u00e9e dans des puits de potentiel (ou niveaux d\u2019\u00e9nergie) de plus en plus nombreux, d\u2019o\u00f9 l\u2019augmentation constante de l\u2019entropie <a href=\"http:\/\/www.comite83.org\/agora_astronome?p=22\">(article 19)<\/a>. Imaginons une cascade de puits comme celle de la figure ci-dessous. Une telle structure pr\u00e9sente toute une arborescence de bifurcations. Dans cet exemple, le nombre de puits double \u00e0 chaque niveau. <\/p>\n<table width=\"650\" >\n<tr>\n<td>\n<a href=\"http:\/\/www.francois-roddier.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2007\/05\/Cascade.gif\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.francois-roddier.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2007\/05\/Cascade.gif\" alt=\"Cascade\" width=\"450\"  class=\"aligncenter\" \/><\/a>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"text-align:center\">\nAnalogie hydraulique d\u2019une cascade de puits de potentiel\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p>Le premier puits est aliment\u00e9 par un flux d\u2019eau constant et se remplit lentement. Supposons qu\u2019il faille une minute pour remplir le premier puits. Au bout d\u2019une minute, il se d\u00e9verse dans les deux puits suivants, les remplissant \u00e0 moiti\u00e9. Au bout d\u2019une deuxi\u00e8me minute, le premier puits est \u00e0 nouveau plein. En se d\u00e9versant, il ach\u00e8ve de remplir les deux puits suivants. Ceux-ci se d\u00e9versent alors dans les quatre puits suivants. Au bout de quatre minutes, ceux-ci sont pleins \u00e0 leur tour et se d\u00e9versent dans les huit puits suivants, etc\u2026 On observe ainsi des avalanches de plus en plus importantes (un, deux, quatre, huit puits, \u2026) \u00e0 des intervalles de temps de plus en plus longs (une, deux, quatre, huit minutes, \u2026). <\/p>\n<p>Remarquons que chaque \u00e9tage se d\u00e9verse \u00e0 tour de r\u00f4le au moment pr\u00e9cis o\u00f9 tous les \u00e9tages pr\u00e9c\u00e9dents viennent de se d\u00e9verser. Dans le cas de la figure o\u00f9 tous les puits sont repr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 moiti\u00e9 pleins, tous les \u00e9tages vont se vider d\u00e8s que le premier le fera. Il y a donc une r\u00e9action en cha\u00eene provoquant une cascade d\u2019avalanches \u00e0 tous les niveaux. On appelle cela l\u2019effet domino. Un domino pos\u00e9 sur la tranche peut en tombant faire tomber tous ses voisins. De m\u00eame, en se vidant un puits peut entra\u00eener un certain nombre de puits suivants \u00e0 se vider eux aussi. <\/p>\n<p>C\u2019est ce que Per Bak appelle une suite d\u2019\u00e9tats critiques auto-organis\u00e9s (<a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Self-organized_criticality\">self-organized criticality<\/a> ou SOC). Une caract\u00e9ristique de ce genre de ph\u00e9nom\u00e8ne est qu\u2019on observe des bouff\u00e9es d\u2019\u00e9nergie (avalanches) d\u2019autant plus fr\u00e9quentes que leur amplitude est plus faible. On dit que la fr\u00e9quence des avalanches est inversement proportionnelle \u00e0 leur amplitude, ou encore que l\u2019amplitude des avalanches est inversement proportionnelle \u00e0 leur fr\u00e9quence. C\u2019est ce que les physiciens appellent un <a href=\"http:\/\/gilles.chagnon.free.fr\/cours\/courlong\/4_4_2_3.html\">\u201cbruit en 1\/ f \u201c<\/a>. Son importance vient du fait qu\u2019on l\u2019observe tr\u00e8s souvent, non seulement en \u00e9lectronique, mais aussi en astronomie, en g\u00e9ophysique, en biologie et m\u00eame en \u00e9conomie.<\/p>\n<p>Dans notre exemple tr\u00e8s simple d\u2019un r\u00e9seau r\u00e9gulier de puits de potentiel tous identiques, les avalanches sont parfaitement pr\u00e9dictibles. En pratique, les structures naturelles sont beaucoup plus irr\u00e9guli\u00e8res. Les puits n\u2019ont pas tous la m\u00eame capacit\u00e9. Les siphons s\u2019amor\u00e7ent al\u00e9atoirement. La redistribution \u00e0 chaque \u00e9tage est elle-m\u00eame al\u00e9atoire. Dans ce cas, les avalanches sont impr\u00e9dictibles, mais elles suivent bien la loi en 1\/ f  que nous venons de voir.<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le plus r\u00e9aliste propos\u00e9 par Per Bak est celui du <a href=\"http:\/\/www-eco.enst-bretagne.fr\/~phan\/complexe\/sable.htm\">tas de sable<\/a>. Imaginons du sable tombant en pluie fine sur une table. Un tas de sable se forme dont la pente augmente peu \u00e0 peu pour atteindre une pente critique au del\u00e0 de laquelle le sable s\u2019\u00e9coule puis tombe en dehors de la table. On est alors en r\u00e9gime permanent. Ce r\u00e9gime est caract\u00e9ris\u00e9 par des avalanches de sable impr\u00e9visibles mais dont la fr\u00e9quence est bien inversement proportionelle \u00e0 l\u2019amplitude.<\/p>\n<p>Remarquons que dans les deux exemples que nous avons donn\u00e9, le ph\u00e9nom\u00e8ne observ\u00e9 est ind\u00e9pendant de la taille de la structure, par exemple la taille du tas de sable. On y retrouve l\u2019invariance par changement d\u2019\u00e9chelle d\u00e9crite dans l\u2019<a href=\"http:\/\/www.comite83.org\/agora_astronome?p=19\">article 18<\/a>, c\u2019est-\u00e0-dire des cascades d\u2019\u00e9nergie ob\u00e9issant \u00e0 des lois de puissance. D\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale l\u2019auto-organisation des \u00e9tats critiques se traduit par des restructurations partielles al\u00e9atoires d\u2019autant moins fr\u00e9quentes que la restructuration est plus importante.<\/p>\n<p>Depuis la mise en \u00e9vidence de ce processus par Per Bak, on en d\u00e9couvre r\u00e9guli\u00e8rement de nouveaux exemples. Nous en d\u00e9crirons certains dans notre prochain article. On se contentera ici de dire que le processus peut s\u2019appliquer \u00e0 l\u2019\u00e9volution d\u2019une population en pr\u00e9sence de ressources limit\u00e9es. Le mod\u00e8le analytique de la suite logistique est trop simple pour d\u00e9crire correctement la r\u00e9alit\u00e9. Les oscillations r\u00e9guli\u00e8res qu\u2019il pr\u00e9voit n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es. Par contre, on observe effectivement des chutes brutales de la densit\u00e9 de population provoqu\u00e9es par des disettes, des \u00e9pid\u00e9mies ou \u2014chez l\u2019homme\u2014 des guerres. Ces chutes de densit\u00e9 sont d\u2019autant plus fr\u00e9quentes que leur amplitude est plus faible. Tr\u00e8s rarement, une chute de tr\u00e8s grande amplitude peut avoir lieu (effet domino) expliquant des ph\u00e9nom\u00e8nes comme la fin de l\u2019\u00eele de P\u00e2ques, ou ceux d\u00e9crits au d\u00e9but de cette s\u00e9rie d\u2019articles (articles <a href=\"http:\/\/www.comite83.org\/agora_astronome?p=1\">(1)<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.comite83.org\/agora_astronome?p=2\">(2)<\/a>). Nous verrons qu\u2019on a l\u00e0 un mod\u00e8le extr\u00eamement f\u00e9cond pour comprendre l\u2019\u00e9volution des soci\u00e9t\u00e9s humaines.<\/p>\n<p><b>Liens internet:<\/b><br \/>\nPoint critique (en fran\u00e7ais):<br \/>\n<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Point_critique_%28thermodynamique%29\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Point_critique_%28thermodynamique%29<\/a><br \/>\nBiographie de Per Bak (en anglais):<br \/>\n<a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Per_Bak\">http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Per_Bak<\/a><br \/>\nBruit en 1\/f (en fran\u00e7ais):<br \/>\n<a href=\"http:\/\/gilles.chagnon.free.fr\/cours\/courlong\/4_4_2_3.html\">http:\/\/gilles.chagnon.free.fr\/cours\/courlong\/4_4_2_3.html<\/a><br \/>\nR\u00e9f\u00e9rences sur le bruit en 1\/f (en anglais):<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.nslij-genetics.org\/wli\/1fnoise\/\">http:\/\/www.nslij-genetics.org\/wli\/1fnoise\/<\/a><br \/>\nEtats critiques auto-organis\u00e9s (en anglais):<br \/>\n<a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Self-organized_criticality\">http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Self-organized_criticality<\/a><br \/>\nExemple du tas de sable (en fran\u00e7ais):<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www-eco.enst-bretagne.fr\/~phan\/complexe\/sable.htm\">http:\/\/www-eco.enst-bretagne.fr\/~phan\/complexe\/sable.htm<\/a><br \/>\n<b>Livre:<\/b><br \/>\nPer Bak, How Nature Works: The Science of Self-Organized Criticality (Springer-Verlag, 1999).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En dessous d\u2019une certaine temp\u00e9rature et d\u2019une certaine pression dites \u201ccritiques\u201d, un fluide homog\u00e8ne peut devenir spontan\u00e9ment inhomog\u00e8ne. Il se d\u00e9compose alors en deux \u201cphases\u201d, une phase liquide et une phase vapeur. 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