134 – Effondrement et éducation (suite)

J’ai voulu teinter mon dernier billet d’une note d’optimisme. Mal m’en a pris, vu les réactions de mes lecteurs. Certes, l’éducation n’est plus ce qu’elle a été, notamment avant la dernière guerre. À cette époque, on ne parlait pas d’éducation mais d’instruction publique. Il s’agissait de transmettre des connaissances universelles admises par tous.

Depuis les temps ont bien changé. Durant les « 30 glorieuses », l’instruction allait de soi et personne ne songeait à la modifier. C’est pourtant à cette époque qu’on a remplacé le mot « instruction » par le mot « éducation ». Vers la fin des années 70, notre société est entrée dans sa phase de stagflation. C’est alors que, chargée «d’éduquer», l’école est devenue une formation au système capitaliste.

En fait, le vers était déjà dans le fruit. Je peux, à ce sujet, citer ma propre expérience. Intéressé par l’astronomie j’ai, par vocation, choisi de préparer l’école normale supérieure. En entrant à l’école, les normaliens s’engagent à servir l’État français pendant dix ans, sous peine d’avoir à rembourser leurs études. Dès cette époque cependant, j’ai vu des entreprises embaucher des normaliens en payant leurs études. De nos jours on ne compte plus ceux qui travaillent dans les banques. Que peut-on espérer d’une nation si ceux qui sont formés pour éduquer, s’en vont dans le secteur privé?

Il est aussi devenu de plus en plus clair que, si le système capitaliste est capable de former des gens instruits, il forme aussi des analphabètes. C’est une machine à former des inégalités aussi bien culturelles que sociales. Ce phénomène est connu en physique sous le nom de « condensation au point critique » ou « d’opalescence critique ». Les pauvres se séparent des riches comme le liquide se sépare de la vapeur. Il en est de même des gens instruits et des analphabètes. Les classes moyennes s’effondrent.

La liste de livres qui termine mon dernier billet montre que beaucoup s’en sont aperçus et ont réagi. Le but de ce billet était d’introduire une lueur d’espoir. Étant à la retraite, j’ai du mal a juger s’il y a progrès, mais je suis conscient que beaucoup reste à faire. Je ne citerai ici qu’une anecdote.

Dans le village du midi ou j’habite de nombreux consommateurs sont, comme moi, sensibles au gluten. Conscient du problème, un des boulangers fait du pain au levain naturel. Un jour où la boulangère tenait la caisse, j’ai proposé de lui faire cadeau d’un exemplaire de mon livre « Le pain, le levain et les gènes ». À ma grande surprise elle a, très gênée, refusé. J’en ignore les raisons. Qu’elle ait des difficultés à lire ou simplement pas le temps, il est dramatique de voir qu’aujourd’hui certaines personnes renoncent à acquérir tout nouveau savoir. J’espérais moi-même en apprendre d’elle. Je remarque aussi que ma boulangère a eu beaucoup de mal à trouver une caissière sachant rendre la monnaie et que beaucoup de boulangers s’équipent de machines pour cela…

La situation n’est donc pas brillante. Quand mes lecteurs proposent des vidéos montrant Emmanuel Todd mettre en doute la supériorité intellectuelle des gens éduqués, ils ont sans doute raison, mais le problème n’est pas là. Peut-on avoir vraiment une opinion si on ne sait ni lire, ni écrire, ni compter? Ayant vécu 16 ans aux États-Unis, je peux témoigner que, dans certains États, la situation y est pire. Je vois beaucoup d’étrangers s’étonner du mouvement des gilets jaunes. Ce mouvement prouve qu’au moins en France un certain nombre de gens savent encore réfléchir et, pour cela, il faut pouvoir lire, écrire et compter. D’où ma précédente note teintée d’optimisme…


16 réflexions au sujet de « 134 – Effondrement et éducation (suite) »

  1. Cher monsieur, je ne sais plus si j’ai répondu à votre premier billet concernant l’Éducation. Ancien personnel de direction de l’Éducation Nationale, j’ai commis un bouquin « Éducation nationale: le naufrage tranquille » (Edilivre 2014), c’était avant Mme. V. Belkacem, ce qui ne change rien à mon propos, la fuite en avant s’étant poursuivie de plus belle. Mon expérience professionnelle me refuse tout optimisme. Notre système scolaire est le reflet de notre société et de nos impasses. Cordialement.

  2. L’Éducation est essentielle, mais cet essentiel se fait de moins en moins à l’école. Ce n’est pas sa vocation. Du moins on ne parle pas du même essentiel…

    Heureusement qu’il existe Internet, pour relayer une certaine « Éducation populaire »..(interdite en 1946 il me semble, par le Pouvoir, à qui elle aurait pu faire du tort…).

    Le savoir des Gilets Jaunes n’a transité que par Internet. Étienne Chouard…

  3. Cher Monsieur Roddier,

    Les concepts d’instruction, d’éducation, d’enseignement, de savoir, de liberté, d’intelligence sont complexes et il arrive fréquemment qu’en les abordant ensemble dans une discussion, l’on finisse par avoir l’impression de ne plus parler de la même chose, tout en continuant, en fait, à en parler quand même…
    En aucun cas celà ne doit ternir notre optimisme, bien au contraire, cette difficulté étant intrinsèque aux sujets précités, elle est également le signe que vous portez bien le fer au cœur du problème…

    .

    Par manque de temps et avec quelques diagonales, je l’avoue, j’ai lu ce texte de Franck Lepage et j’y reviendrai avec gourmandise, tant il foisonne de liberté et d’Histoire…

    .

    Plus concentrée, cette présentation du « refuge des enfants » par Henri-Louis Go…, un autre éclairage sur ces mêmes thèmes….
    Concise mais attention, chaque mot compte de la part de cet enseignant chercheur dont j’ai eu la chance et l’honneur de croiser le chemin, en Dracénie, dans les années 80, où il fut mon maître,… en Aïkido !
    La bienveillance sur tatami, en quelque sorte…

    Haute densité, haute bienveillance, une grande âme…, si je peux modestement me permettre d’en juger…

    Au cœur de la République, au sein-même de l’Education Nationale, on sait…
    Mais je ne succomberais pas à la facilité qui consiste à tout résumer à la question de la ”volonté politique” : il en va d’abord de notre capacité à développer les consciences et à rassembler les volontés pour faire émerger à nouveau suffisamment d’hommes libres…

    https://m.youtube.com/watch?v=rlHMUFr6FVQ

  4. « l’école est devenue une formation au système capitaliste »

    Je plussoie carrément.

    Sans compter le problème de ces millions de gens dont les facultés mentales sont lessivées par les écrans: j’ai lu récemment une étude sérieuse qui montre que l’épaisseur du cortex cérébral diminue chez les enfants en fonction du temps passé devant des écrans …

    Mais heureusement on commence à réagir ! par exemple quand un enfant naît, on donne à ses parents un carnet de suivi médical contenant également des conseils précieux. Et j’ai eu la bonne surprise d’y lire qu’on y conseille d’éloigner « totalement » si possible, les enfants des écrans jusqu’à l’âge de 3 ans.
    Enseignant en musique (piano et violon), je suis très demandeur d’intelligence et d’habilité dans mes cours car c’est toujours plus facile (…), et le problème des écrans lié à une baisse du niveau en général m’est apparu progressivement il y a déjà longtemps (j’ai 30 ans d’expérience). Puis on en a parlé de manière consensuelle, disons depuis 4/5 ans avec des élèves psychologues et professeurs, donc eux-même en relation avec le monde de l’éducation. Et là on commence à en entendre parler partout. A tel point que je peux directement aujourd’hui dialoguer de ce sujet avec des enfants de 10 ans qui le prennent donc au sérieux (puisqu’ils en entendent parler ailleurs aussi de manière officielle) et peuvent ainsi y penser et méditer la question, réagir. Ils y trouvent un courage salutaire.

    1. « l’école est devenue une formation au système capitaliste »
      on pourrait le croire, et c’est vrai dans une certaine mesure, mais c’est aussi trompeur, car, justement, non, l’école ne forme pas à comprendre le système capitaliste, mais à le servir.
      Pour moi ce n’est pas la même chose.
      Former AU système capitaliste sous entendrait que l’école explique certaines notions fondamentales sur la création monétaire, sur la création de richesse, sur le capital, la dette, la rentabilité, l’impôt, et comment se SERVIR de ces outils.
      Hors l’école fait exactement l’inverse, elle dissimule ces information pour que le système capitaliste de SERVE de nous et non l’inverse. Pire, elle fait croire qu’elle les enseigne (économie, marketing, commerce) alors qu’elle ne fait que noyer le poisson.

      J’en veux pour preuve l’inculture économique de base, la haine du riche (en France en tout cas, même si c’est en partie culturel), et bien des signes qu’on voit partout.

      Malheureusement, je ne m’attends pas à être compris pour les raisons même que j’explique : beaucoup ne savent pas, et le peu qui reste croit savoir ! Rare sont ceux qui sont tombés sur quelques clés de compréhension véritable.

        1. @Dominique Gagnot,

          Je vous cite :

          «Par conséquent nous devons enclencher une révolution légitimée par le fait que, au profit d’une minorité, les Droits de l’Homme ont été trahis :

          • 1-  Par l’abandon de notre souveraineté monétaire, élément essentiel d’une démocratie, et l’endettement massif de l’Etat qui s’en est suivit. 

          • 2-  En permettant l’évasion fiscale massive. 

          • 3-  Par la privatisation d’infrastructures et entreprises publiques, contre les intérêts du peuple. 

          • 4-  Par l’abandon de services publics et de territoires. 

          • 5-  Par l’abandon d’outils industriels indispensables à la souveraineté nationale. 

          • 6-  Par la mise en concurrence des travailleurs nationaux avec ceux du monde entier sans protection vis-à-vis du dumping social qui en résulte évidement, et les écrase sous le chômage et la précarité. »

          Nous n’avons pas été trahis… Tout ces points et beaucoup d’autres que vous ne citez pas étaient l’objet des critiques à l’égard du Traité de Maastricht que les Français ont néanmoins choisi d’adopter par référendum.

          Vos écrits donnent peut-être une clé mais n’indiquent pas où est la porte !

          En attendant, on cherche du monde pour enfoncer celle du Frexit, si ça vous tente…

          Et après nous pourrons au moins discuter entre-nous (sans être tenus en laisse par les traités européens) de ce qu’il sera possible d’améliorer en France et du même coup, décider vers quelles coopérations internationales nous aurons intérêt à nous tourner…
          Et le Monde est vaste !

          1. Marc,

            Sujet touffu, qui mériterait mieux que ces quelques lignes. Voici donc un point de vue succin. Il manque l’avis d’experts de nombreux domaines.

            L’objectif réel – et non dit – de l’UE est de se débarrasser des peuples devenus inutiles et encombrants pour les 0,1 % qui souhaiteraient disposer de l’entièreté des ressources, limitant ainsi du même coup les pollutions. Plus tôt on en sortira, plus on limitera la casse. Il n’y a rien à attendre de négociations…

            Sortir donc unilatéralement, et reconstruire une économie nationale, avec les seuls moyens dont nous disposons sur notre sol, comme après WW2, et sans plan Marshall. Sauf à ce que l’on puisse rapidement nouer des alliances dans un esprit de coopération.

            Reprendre le contrôle de notre monnaie, ainsi que celui des entreprises et ressources stratégiques (nationalisations, comme en 1946)

            Collectiviser la propriété lucrative des immeubles, pour les destiner intégralement au logement (propriété d’usage). (et non plus à la spéculation)

            Priorité à satisfaire les besoins de base pour tous, à l’échelle de la nation, (seul territoire que nous contrôlons) . Cela posera des difficultés car nous avons perdus nombre d’entreprises et de compétences détruits par les importations, qu’il faudra remettre sur pied.

            Les compétences nécessaires à ce nouveau monde seront bien différentes des actuelles ! Les agriculteurs et les maçons en seront les rois, tandis que les métiers de la finance spéculative, de la pub, des médias, et bien d’autres auront à se reconvertir…

            Soutenir les industries stratégiques (énergies renouvelables, recyclage…) , et celles des hautes technologies indispensables à notre indépendance. (Nous en avons perdu beaucoup…)
            Faute d’énergie, nous pourrions avoir à relancer la traction animale, et apprécier la lenteur !

            J’avoue que tout cela est flou, mais c’est dans ce sens qu’il faut selon moi envisager l’avenir.
            En tous cas je ne vois rien de dramatique dans un tel changement, bien au contraire. Il existe des communautés auto suffisantes de quelques personnes, il est vrai dans un confort est rudimentaire.
            Mais une communauté à échelle de la Nation, disposerait de bien d’autres moyens !

            Le plus difficile est d’imaginer un tel changement. Tout, absolument tout sera à repenser. Et d’autres nations nous suivrons !

          2. Marc,

            « Traité de Maastricht que les Français ont néanmoins choisi d’adopter par référendum »

            Le peuple s’est fait enfumer par les médias à la solde des puissants qui y avaient tout intérêt. Plutôt que trahis, on va dire manipulés à l’aide de promesses mensongères, de non dits, de mensonges tout court…

            1. Voici ce que l’on entendait à l’époque du référendum de Maastricht. L’enthousiasme était la règle, et ce ne sont que quelques échantillons :

              « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. »
              (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

              « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Journal du Dimanche) « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. »
              (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

              « Les droits sociaux resteront les mêmes. On conservera la Sécurité sociale, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

              « Pour la France, l’union économique et monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

              « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contre-vérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contre-vérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

              « Si, aujourd’hui, la Banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe, et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

  5. Le point de vue de Pierre Rabhi (en 2005) :

    «…

    – Une autre éducation des enfants

    Cesser d’éduquer les enfants dans un système hors-sol compétitif qui les retranche de la réalité naturelle, seule vraie garante de leur pérennité. Exalter la force de la complémentarité. Eduquer leurs mains et leur pensée pour leur permettre de répondre solidairement aux grands défis qui les attendent, les éveiller à la beauté du monde et au respect de toute forme de vie. L’éducation ne doit pas susciter la peur de l’échec mais l’enthousiasme d’acquérir des savoirs et des savoir-faire pour construire une société qui ait du sens et de la générosité.

    …»

    «savoir-faire»… Un bel attelage…!

    ⁃ Sur l’UE

    «…

    Mais cette cohésion continentale, sur fond d’état de droit et de démocratie, ne va-t-elle pas créer les conditions idéales d’un nouveau et vaste champ de bataille pour l’autre violence, celle qui s’exerce légalement et qui est même stimulée et validée par l’idéologie dominante. Celle-ci est sournoise, insidieuse, masquée des plus belles intentions mais souveraine car elle n’a de loi que celle du marché et de dogme absolu que la compétitivité économique à outrance. Car la guerre économique n’est pas une métaphore mais une réalité très objective. Elle détruit et mutile chaque jour humains et nature tout en génocidant par anticipation les générations futures dont elle ruine le légitime héritage.

    …»

    https://www.cicns.net/PierreRabhi1.htm

    On ne gagne pas une guerre économique quand c’est l’ennemi qui dispose des manettes monétaires et économiques…, on en sort ou on la perd !

  6. Cher monsieur Rodier,

    Je lis vos analyses avec grand intérêt.
    Pour situer notre époque, je pense toujours à La Boétie,
    écrivant le « Contre Un, Discours
    sur la servitude volontaire », écrit
    quand il avait 16 ans…
    Qui aujourd’hui pourrait en faire
    autant parmi nos malheureux
    « bacheliers »?

  7. Bonjour à tous,

    Dans les commentaires ci-dessous est évoqué à 2 ou 3 reprises « reprenons en main notre monnaie (nationale) ».
    Je me permets de m’inscrire en faux sur cette idée. Quel que serait le pays de la zone Euro qui souhaiterait revenir à la monnaie nationale, il serait immédiatement « attaqué », en spéculant à la baisse, par le système financier international. Et les petits épargnants eux-mêmes ne s’y tromperaient pas en allant chercher en Euros leurs dépôts avant dévaluation inévitable, même avant impression desdits billets nationaux.
    En revanche, je souscrit vivement à l’idée de la création, parallèlement à l’Euro, de monnaie locale (SEL), comme le fait François Roddier dans un post plus récent, qui permettra d’augmenter la résilience de nos sociétés et de consommer plus local.

    Merci à François Roddier pour l’ensemble de ses réflexions.

    1. @Philippe Joye

      Reprendre en main notre monnaie nationale signifie obligatoirement la sortie de l’Union Européenne car aucune clause de sortie de l’Euro n’est prévue dans les traités européens.
      Quant à monter une autre usine à gaz monétaire juxtaposée à celle qu’est déjà l’Euro, je ne vois pas en quoi cela constituerait une alternative pertinente pour juguler les délocalisations, la fraude fiscale (”optimisation”…), l’interdiction du contrôle des capitaux et l’incapacité diplomatique de la France qui découlent de l’application des traités.
      De plus, la monnaie est un des piliers principaux de la souveraineté et donc, de la démocratie et je ne vois pas l’intérêt de se contenter sur le plan monétaire, d’une souveraineté au rabais.

      Il va de soit qu’un retour au Franc devrait immédiatement être assorti d’un retour au contrôle des capitaux et vraisemblablement, d’une dévaluation de l’ordre de 10 à 20% qui permettrait à la France de retrouver un niveau de compétitivité tout à fait attractif pour les investisseurs… C’est exactement ce scénario – somme toutes très classique – qui c’est produit au Royame Uni dès le résultat du référendum sur le brexit… L’économie britannique ne peut que s’en féliciter : le chômage a quasiment retrouvé un niveau de plein emploi et aucune des catastrophes que les mêmes inspirateurs qui nous promettent l’apocalypse si la France sort de l’UE et de l’Euro, ne se sont produites…, c’est même tout le contraire !

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